Oliena (2), Sedini

Autre grand nom, ici, à Oliena : Liliana Cano grande artiste internationale morte en 2021 à 97 ans, a vécu en Provence pendant 18 ans, a exposé trois fois au Grand Palais de Paris, ainsi qu’en Allemagne et aux Pays-Bas. La communauté d’Oliena lui a décerné la citoyenneté d’honneur en 2004.

Liliana Cano « Una giornata di sole » (1996)

De Liliana Cano toujours « La Procession » (2006) – Une fort grande et belle Murale qui capture l’intensité des célébrations religieuses en l’honneur de San Lussorio, la plus grande fête de l’année.

Cette modeste chiesa de San Lussorio à la sobre façade blanchie à la chaux abrite de grandes et vives peintures murales réalisées par Liliana Cano sur San Lussorio et la Vie de Jésus.



Cette Murale ci-dessous est célèbre car on y a cru voir un manifeste concret de la révolte, une image forte de la révolution.

En réalité cette murale de Columbu est dédiée à Maria Palimodde qui chaque année renouvelait à Pâques le rite de S’incontru du haut de son balcon.(comme mentionné par Luigi Columbu dans l’exergue en dessous du balcon)

En gros : le Jour de Pâques à Oliena deux statues sont promenées indépendamment dans les rues du village, l’une du Christ, l’autre de la Vierge, sa mère, recouverte d’un voile de deuil, recherchant son fils Jésus, portées par des jeunes en vêtements de fête traditionnels aux vives couleurs.
Au moment de la rencontre (s’incontru) du FILS et sa MÈRE, célébrant la Victoire de la vie sur la mort, Maria Palimodde tirait (comme bien d’autres d’ailleurs !) des coups de fusil de son balcon en signe d’allégresse, parmi les sonneries de cloches à toute volée.

Regrimpette en haut du village pour une recherche approfondie et une flânerie dans les rues paisibles du bourg avec doudoue et p’tit chien.












Bon ! tout n’est pas de grande qualité (et je vous en fait grâce) mais comme on l’a déjà remarqué, ce projet de muralismo, tiré par le haut par quelques artistes plus créatifs et compétents, plus reconnus, contribue à développer un sens esthétique chez les habitants, non seulement soucieux de ne pas dégrader cette belle image de leur cité mais sollicités au fond d’eux-mêmes pour apporter leur modeste contribution dont parfois la réalisation étonne.

Aggius, village typique dans les reliefs granitiques imposants et tourmentés de la Gallura.

Musée AAAperto, (A= Art, A = Aggius, A = Ouvert) initié par Maria Laï avec des artistes d’art contemporain tels que Tellas, Giovanni Campus, qui ont conçu dans les rues du village un parcours artistique comme une invite à dialoguer avec le territoire, les traditions, le granit du paysage et les habitants.





Série de portes de garage peintes qui émaillent le village…



Hommage au tapis et aux tisserands locaux retrouvant les dessins et les couleurs du tapis traditionnel.

Dans sa longue (94 ans) vie d’artiste créative Maria Laï (dont nous avons vu aussi les oeuvres à Ulassaï, son village natal) a exalté le métier de femmes par excellence : le tissage et le métier à tisser, présent dans toutes les maisons.


Normal ! dans l’autrefois nommée : Capitale des Bandits ! Aggius = sans Loi 🤪. Musée du Banditisme, unique en Italie qu’hélas nous n’avons pas pu visiter : CHIUSO, comme tant d’autres 😫

Sedini




Cette dernière Murale évoquant le Domus de Jana étonnant habitat troglodytique et aussi nécropole.
















